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4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 06:20
Lecture dimanche prochain

venez nombreux découvrir mes poèmes et nouvelles!

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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 16:26

Un tout, tout petit poème à lire au coin du feu, ou sous l'horloge :-)
En attendant mon prochain recueil !

 

L’horloge est le cœur

De la maison

Il bat, s’étonne

Et sonne les heures

Et les saisons

 

 

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Published by Bénédicte Gandois
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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 07:00

Lorsque j’étudiais à la Sorbonne je passais chaque matin devant un magasin singulier de la rue Saint-Michel : un magasin de parapluies. « Parapluies Simon ».

Etudiante alors souvent fauchée, je trouvais cela extraordinaire qu’il existât un magasin spécialisé en parapluies. J’imaginais que les parapluies devaient y coûter une fortune, pensez, acheter un parapluie dans un magasin de parapluies !

Inconsciemment, cela dut titiller assez ma curiosité pour que je décidasse un jour d’y entrer. Quelques années plus tard, alors que je travaillais depuis quelques mois à Genève, de passage à Paris et sans parapluie, j’y fis un crochet. Je ne savais pas à quoi m’attendre. Et surtout je n’osais imaginer qu’il y eût ici des parapluies à prix abordables pour la jeune enseignante que j’étais devenue.

Je tombai sur un vendeur passionné de parapluies. Les parapluies, c’était sa vie. Sans rire.

- Ne vous inquiétez pas, Mademoiselle, nous en avons pour tous les prix, vous voyez ici les moins chers, dans les 20 euros, et après, on a là-bas les Rolls des parapluies. Vous cherchez quoi exactement ?

- Un parapluie… euh, pratique, joli… pas trop cher…

- D’accord. Vous habitez où ?

- Je travaille à Genève.

- Genève ? Hum. Il y a beaucoup de vent, là-bas, n’est-ce pas ?

- Je ne sais pas trop. Enfin, si, quand il y a la bise…

- Exact. Alors, je vous conseille celui-ci : pliable, léger, et, surtout, à double baleinage en acier. Regardez. Très résistant.

Affolée par le « double baleinage en acier », je lorgnai vers l’étiquette de prix. 25 euros. Ouf !

- D’accord… et ceux-ci ?

Je montrai un panier de parapluies froufroutants, très jolis, près de la caisse. Le vendeur était en train de regarder un passant scotché à la vitrine. Il se retourna.

- Non. Ce sont des parapluies à simple baleinage, ça ne tiendra pas. J’en sais quelque chose, c’est moi qui devrai le réparer s’il se casse !

Vaincue par cet argument, je choisis celui à double baleinage en acier.

- Vous savez, quand j’étais étudiante, je rêvais d’entrer un jour dans votre magasin, glissai-je au moment de payer.

- Ah, ah, ça je m’en doute, et vous n’êtes pas la première, me répondit le spécialiste des parapluies. C’est comme ce Monsieur, tout à l’heure, qui regardait la vitrine. Un jour, il entrera dans mon magasin. Je le sais. C’est souvent comme ça. Les gens passent, et puis un jour, ils osent enfin entrer.

C’était en 2009.

J’ai toujours mon parapluie à double baleinage en acier. Il résiste encore et toujours à la pluie et à la bise !

Et le magasin existe toujours : http://www.parapluies-simon.com/

Si vous avez besoin d’un parapluie, c’est l’adresse où aller !

 

 

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Published by Bénédicte Gandois
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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 07:00

Encore quelques helvétismes...

J’adore ce pays. Où l’apprentissage de l’alphabet est si différent : « j » se prononce « ij » et « e » « é ». Où, par exemple, vous ne devez pas confondre « je » (ij-é) et « jeu » (ij-é-u).

Où j’apprends à compter en septante et en nonante avec mon fils.

Mais il y a mieux.

Je vis dans un pays où les « voleurs » sont des multiprises, où les « manifestations » sont de paisibles fêtes villageoises et où les travailleurs, le premier mai, s’unissent en « cortèges syndicaux ».

Bon printemps à tous.

 

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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 08:00

L'hôtel de Cossonay, le Funi, est une source d'inspiration :-)  Il se tient à la pointe de Cossonay, face à la vallée et au lac, et jouxte la station du funiculaire. Et l'un des poèmes de mon prochain recueil lui est consacré.

 

Si vous désirez en savoir plus, ou séjourner à l'hôtel, pourquoi pas? c'est ici!

 

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 14:08

Cela fait bien douze ans que j'enseigne, maintenant... Il m'est parfois arrivé de coucher sur le papier tel ou tel moment singulier de ces années qui sont loin d'être terminées! Voici un souvenir d'un groupe d'hellénistes que j'ai particulièrement aimés, une classe de 1e d'un lycée francilien.

Le jour où je suis arrivée en tailleur au lycée, cela a créé un flou, une vague d’indécision dans la classe. C’était une classe de grec, oui, cela existe encore, composée d’élèves par définition bizarres, puisque étudiant le grec en option pour le Bac, dans un lycée de banlieue parisienne. J’aimais cette classe, et chacun de mes élèves, et j’étais touchée par leur richesse culturelle qui nourrissait ce groupe. Une jeune fille indienne qui s’était inscrite en option Grec par pure curiosité découvrait (et me fit découvrir) combien Européens et Indiens sont proches par leur histoire antique et me fit toucher du doigt pour la première fois que le peuple « indo-européen » avec lequel commencent les programmes de latin sont loin d’être un mythe. Régulièrement, lorsque j’expliquais un mythe, elle levait le doigt avec passion pour s’exclamer : « C’est incroyable, Madame, dans mon pays, on raconte exactement la même légende, autour du dieu Untel… ». Un élève d’origine tunisienne me faisait rire par sa sagesse et j’avais déclaré qu’il était le philosophe de notre classe ; entre deux bavardages avec son voisin, il avait toujours des formules très sages et philosophiques, des maximes, des proverbes.

Il faut dire que de la philosophie, on en faisait, même malgré nous, puisque l’apprentissage du grec a cela de particulier qu’il nous fait entrer directement dans un autre univers, un univers d’abstraction, et ouvre les portes du savoir conceptuel tel qu’il nous a été légué et transmis à travers les âges. « On fait de bêtes exercices de grec, et j’ai l’impression de faire de la philo » disait régulièrement l’une des filles du groupe, à qui une enfance africaine avait apporté un vocabulaire qui la servait en classe : elle connaissait et employait des mots que l’on trouvait dans les traductions un peu anciennes et littéraires des textes étudiés en classe… que je devais expliquer et « traduire » en français plus courant pour le reste de la classe. Par exemple le verbe « oindre » ; sauriez-vous le conjuguer, le définir et l’employer correctement ? Elle le pouvait. Et découvrir que, pour séduire Zeus (oui, le grec c’est aussi la poésie et l’amour), Héra s’oint de parfum n’avait pas de secret pour elle.

frontispice de la première édition d'Antigone de F. Mendelssohndelssohn

Mais le tailleur restait un mystère, cet après-midi là (les cours de latin et de grec sont en général placés tôt le matin, ou à midi ou, comme ce vendredi-là, tout, tout en fin d’après-midi). Professeur dinosaure, enseignant des matières mystérieuses et inconnues autant qu’inutiles, vous vous devez de laisser planer une ombre de mystère. Mais non, et je leur expliquai que je participais à un colloque, en tant que doctorante, et étais venue directement au lycée… avant de poursuivre le colloque le lendemain. Alors, on fit un petit excursus du côté de ma thèse et je leur fis découvrir Antigone de Sophocle, et ses traductions et récritures, et, au passage, ils entendirent un extrait de la magnifique musique de scène que composa Mendelssohn pour cette œuvre.

Je décidai de les emmener à Paris où une troupe donnait Antigone en grec - le festival antique de la troupe Démodocos. On partit en RER directement à l’issue d’un cours, un vendredi suivant. Un peu stressée d’être responsable d’un groupe d’une douzaine d’élèves, je les vis soudain comploter en sortant à l’arrêt Luxembourg.

- Hé bien, que se passe-t-il ?

- Voilà, Madame. En fait, comme c’est votre anniversaire aujourd'hui, si l’on va manger au McDo, on peut vous offrir le repas, mais si l’on va dans un autre restaurant, on n’aura pas assez pour le faire. Vous choisissez quoi ?

C’est vrai. C’était mon anniversaire. Je le leur avais dit fortuitement quelques semaines plus tôt, quand on cherchait à réserver la meilleure date pour cette sortie (dans ce lycée, les élèves – et les professeurs – avaient cours le samedi matin et je ne voulais pas les faire sortir la veille d’un contrôle !)

Devant ces yeux brillants, je choisis le McDo, et les élèves furent ravis.

Sundae en main, nous rejoignîmes une heure plus tard, après rires et discussions, les vénérables arcades de la salle des Cordeliers pour découvrir une pièce antique, en vers grecs, dans une mise en scène très (trop ?) moderne. C’était extrêmement difficile à suivre pour eux – heureusement que l’on avait étudié un peu la pièce avant ! mais l’expérience en valait la peine. Entendre du théâtre, des mots grecs anciens vingt-cinq siècles plus tard…

 

 

(pour ceux qui aimeraient à leur tour découvrir le théâtre antique, je ne peux que vous conseiller ce site:  Démodocos et ici pour rencontrer cette Antigone...)

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 07:40

Je me souviens de mon premier jour d’école primaire.

Mes copines avaient déjà demandé aux « grandes », l’année précédente, si dans la "grande école" il y avait encore des jouets dans la classe et encore du temps pour jouer.

Les grandes avaient eu un air mi-figue mi-raisin qui ne nous avait pas trop rassurées.

 

Mais le jour de la rentrée, dans nos pupitres, il y avait des crayons et… des feuilles de papier à carreaux.

Des feuilles ! Des feuilles dans mon pupitre rien que pour moi !

 

J’ai passé ma matinée les mains sous ma table à bricoler des guirlandes de papier, le déchirant en bandes régulières et les collant pour former des anneaux, passés les uns dans les autres, sous le regard effrayé de ma voisine de table.

Je pensais que la maîtresse ne me voyait pas et je n’avais pas complètement conscience de faire quelque chose de mal.

Pendant ce temps, j’entendais au loin la maîtresse nous expliquer l'école primaire, les cahiers, les crayons, ce qu’on allait apprendre, etc.

Quand la récréation a sonné, je suis allée, très fière de moi, lui montrer ma création.

Et elle a été PARFAITE.

Je lui ai montré ma guirlande et lui demandant si on pouvait la mettre dans la classe pour la décorer et au lieu de se fâcher, elle m’a gentiment répondu que c’était la grande école, maintenant, et qu’on ne devait pas faire ça en classe, et qu’il fallait écouter la maîtresse attentivement.

Avec du recul, je me rends compte qu’elle avait dû voir depuis le début mon petit manège. Elle m’avait laissé faire.

Je lui en ai toujours été très reconnaissante. Sa réponse avait juste été parfaite. Aucune invalidation de la petite créatrice en herbe que j’étais, décidée à mettre de l’esthétique partout, aucune sévérité ; pourtant, je n’ai jamais recommencé et je suis devenue une élève modèle – enfin, attentive en classe ;-)

C’est la première du "panthéon" des très bons maîtres et professeurs que j’ai eus. Il y en a eu des « normaux » et quelques affreux aussi, mais ce n’est pas le plus important.

Ceux qui ont contribué à former l’étudiante puis l’adulte que je suis devenue sont ceux dont je me souviens et auxquels je pense quand j’enseigne.

Et vous, avez-vous eu la chance de commencer l'école avec un maître excellent ?

 

 

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 22:28

Il y a des petites choses qui font sourire, le matin, quand on attend le train sur le quai, à Renens, par exemple.

Ainsi, lorsqu’on annonce l’entrée en gare d’un train, cela dit : « 1e classe, secteur A, B, C, 2e classe, secteur A, B, C, et D ». Pour la foule dense qui monte en 2e classe, pas facile, pas facile, il faut bien viser ! J

Sans compter qu’on est amendable si l’on monte par erreur en 1e classe pour rejoindre le wagon de 2e classe.

Ou alors, quand je me place au bout du quai (secteur D), face au métro, là-bas, sur un autre quai. Chaque porte est automatique et au bout d’une quinzaine ou une vingtaine de secondes, on entend « tibidi tibidi tibidi » tandis qu’une lampe ronde surmontant la porte se met à clignoter en orange et… schlack ! la porte se ferme. Là, un voyageur arrive et « schbim ! » la rouvre et de nouveau, tibidi, tibidi, tibidi, schlack ! et de nouveau un autre voyageur… Multipliez cela par huit ou douze portes et beaucoup de voyageurs matinaux pressés et cela donne un tableau assez drôle !

 

Résultat de recherche d'images pour "M1 renens"

(photo tirée du site notrehistoire.ch)

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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 10:46

et pour assister à la soirée de l'Air du temps, nouvelle société chorale que je dirige, née de la fusion de la Clé de Sol de Bottens et de la Chanson de Morrens, c'est ce soir à Morrens. Chants, chorégraphies, costumes... et sketches. sans oublier un trio a capella et la presence de deux choeurs d enfants. bref, un spectacle haut en couleurs et rafraîchissant. Crédit photo: Patricia Riva, avec mes remerciements

Et la première de l'Air du Temps c'est ce soir! !!!
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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 10:40

venez découvrir nos livres et nos mugs dans ce beau marché artisanal :-)

Marché de Noël de Cossonay: c'est aujourd'hui et demain :-)
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  • : Le blog de Bénédicte Gandois, écrivain
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  • : Blog personnel de Bénédicte Gandois, écrivain, musicienne, musicologue, professeur. Auteur de nouvelles, poèmes, romans; amoureuse d'histoire, de musique, et désireuse de transmettre une culture qu'elle a eu la chance d'étudier. Lauréate de plusieurs prix. Présente à plusieurs salons du livre; ateliers en milieu scolaire.
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