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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 21:31

Non, non, je ne parlerai pas du sujet-du-moment, malgré les drapeaux qui flottent aux fenêtres, ou accrochés sur les toits des voitures... Tout cela ne m'atteint pas du tout!!!

Non, non, non, on restera concentré sur la vie de famille, les repas tranquille avec la belle-famille et les vacances qui commencent !

Comme, par exemple :

- Maman, tu viens m’aider à construire mon bateau ?

- Quand j’aurai fini mon travail…

- Quand ???

- Ben, après la mi-temps, enfin, je veux dire….

Ou encore :

- Chérie, le minuteur a sonné, ton gâteau est cuit ?

- Non, pas totalement, niveau défenseurs, oui, mais pas les milieux de terrain…

Ou parfois…

- les enfants, fini les prolongations, on se brosse les dents, et au lit !

Moi ? atteinte par la footmania ?? Nan mais non, et puis, j’y connais rien au foot, moi… Mais c’est vrai que le match d’hier, super beau… et le but… et, et…

et l'air de ne pas y toucher : "c'est quand, les demi-finales ?" :-)

30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 07:00

Il y a quelques semaines étaient organisées les portes ouvertes annuelles de l’école de musique de ma ville. Conçues comme un moment privilégié de rencontre entre les enfants et les professeurs de musique, ces portes ouvertes ont permis aux enfants de découvrir et d’essayer divers instruments, classés par famille.

Bref, « venir essayer les instruments » !

Ludique, certes. Quoique ?

J’avais cependant oublié combien les premiers pas sur les chemins de la musique peuvent être ingrats ou difficiles et quelle persévérance il faut pour arriver à maîtriser un son, une mélodie. Souffler dans une embouchure de trompette, de trombone, de clarinette, de cor des Alpes (oui, on a pu essayer un cor des Alpes !), tirer un archet de violon, de violoncelle le plus droit possible et sans accrocher la mèche ni faire grincer l’instrument.

Lorsqu’on entend un trompettiste, on oublie, non seulement les heures de travail qu’il a fallu pour en arriver là, mais aussi le temps passé à créer le premier son, le son à partir duquel tout devient possible !

Il faut quand même une sacrée motivation et une solide persévérance lorsqu’on a 6 ou 8 ans pour décider d’apprendre à jouer d’un instrument et avoir, au fond de soi, l’espoir insensé d’en sortir des sons mélodieux et de le faire sien au point de pouvoir un jour l’utiliser comme une deuxième voix pour exprimer ses sentiments et ses émotions – ou ceux des compositeurs – et faire vibrer le public sur une onde esthétique !

Violon-palette, aquarelle de B. Gandois pour le recueil Au fil du temps défunt d'Angélique Tuscher

Violon-palette, aquarelle de B. Gandois pour le recueil Au fil du temps défunt d'Angélique Tuscher

16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 07:00

Sur le chemin du gymnase, j’ai croisé un groupe de trois ou quatre jeunes qui marchaient juste derrière moi.

Voix 1 : - Hé, t’as fait combien, mec, au test d’anglais ?

Voix 2 : (…) (voix inaudible)

Voix 1 : Eh, mec, il a fait moins que moi ! il a bossé et il a fait moins que moi !

Intervention inaudible de la voix 3.

Voix 1 : Nan, mais, lui, il bosse !

Voix 2, énervée : t’es fou, non, je bosse pas, j’ai juste lu le voc une fois, c’est tout !

Voix 1, goguenard : ouais, mais moi, j’ai vraiment rien fait !

Nouvelle intervention apaisante de la voix 3, inaudible.

Voix 2 : Ouais, mec, lui, j’suis sûr qu’il bosse, et il veut pas nous le dire, mais en vrai, le mec, il bosse !

Voix 1 : j’te jure que non !

Bon, alors, la situation n’a pas changé depuis mes propres années collège (mais moins au lycée, de ma génération). Etre in implique de ne pas bosser mais d’avoir des bonnes notes. Le in, c’est le génie. Génie pur, en-deçà, point de salut ?

Certes, la vision très « troisième République » de l’école du mérite, du labeur a fait son temps. On balayait alors (fin du XIXe siècle) l’image du génie Mendelssohn pour qui tout était facile pour promouvoir le travail, les efforts d’un Wagner ou d’un d’Indy pour qui la création naît de la souffrance. (bon, je résume vachement, là).

Non, la réussite par le travail n’est pas glamour, c’est vrai. C’est vrai. Et elle souffre peut-être d’avoir été trop prônée par une certaine école. Sans compter ceux, vaillants, qui travaillent mais n’y parviennent pas. Comme dans un vieux roman d’Enid Blyton que j’avais lu enfant, Les Filles de Malory school, où l’héroïne ne travaille pas trop et réussit, tandis qu’elle a une camarade qui bosse comme une dingue et y arrive à peine. C’est sûr qu’on préférerait s’identifier à l’héroïne ! Ou la copine de Sophie Marceau, dans L’Etudiante qui bosse et stresse à mort et (si ma mémoire ne me trompe pas, sinon, vous me corrigerez) rate son agrég.

Mais peut-on généraliser à ce point le génie sans travail ?

C’est peut-être une fausse donnée dès le départ. Les plus grands génies sont aussi de très grands travailleurs. Je ne connais pas une star, pas une seule, qui ne soit pas arrivée par un travail acharné. Cela m’a toujours frappée en étudiant les musiciens, chanson française et musique de film du XXe siècle y compris. Mozart, symbole de génie… Mais sait-on combien d’heures il passait chaque jour devant son instrument ? La lecture de sa correspondance montre que c’était aussi un bosseur acharné. Mendelssohn aussi… Et pour rester dans les M, Madonna, si j’en crois la biographie que lui consacre Daniel Ichbiah, a travaillé pas mal pour arriver où elle en est aujourd’hui.

Comment faire comprendre à nos jeunes cette importance du travail qui consolide le génie ou lui donne des ailes pour aller plus loin encore ? Que le don doit être cultivé… et qu’une personne PEUT aussi n’être pas douée et apprendre tout un sujet de A à Z et s’en sortir avec brio !

10 mai 2016 2 10 /05 /mai /2016 08:40
Vous avez dit "temps de pause"?

Depuis une dizaine d’années, le « temps de pose » des shampoings et autres masques capillaires (entre autres) a été subtilement et uniformément remplacé par « temps de pause ».

Adolescente, cela m’intriguait (oui, je sais, je me posais de drôles de questions, déjà).

Le shampoing prend-il une pause, auquel cas, inutile de le laisser poser, ou doit-il être appliqué et laissé sur le cuir chevelu plusieurs longues minutes à ne savoir que faire du temps vacant, temps de pause, passé dans sa baignoire. Et ça, c’était super important, pour l’adolescente que j’étais. Parce que, d’une part, perdre du temps dans une baignoire, il fallait que ça en vaille la peine, et, d’autre part, je comptais sur ledit shampoing pour me donner une magnifique chevelure, donc il fallait suivre les instructions à la lettre !

Et j’ai compris. Peu importe ce que ce glissement de sens de pose à pause pourrait donner comme matière à réfléchir aux spécialistes, psychologues et sociologues sur l’état de notre société où nous faisons peut-être fi du travail pour nous prélasser davantage, et apprécions les pauses et les vacances plus que toute autre génération qui n’aurait jamais pensé qu’une pause annuelle pût être une obligation...

Je pense aux entreprises où l’on doit indiquer le plus vite possible, si tôt rentré de vacances, les dates de ses prochaines vacances…

Ou bien, serait-ce signe d’une société où l’on ne prend plus le temps de rien « poser », ni de se poser, tout bonnement ? une société qui zappe d’une idée, d’un élément à l’autre – comme nos élèves qui ont du mal à se poser, parfois, mais réclament davantage de pause ! :-)

… Bref, ce temps de « pause » n’en est pas moins une erreur.

La « pause » est entrée en français à la fin du Moyen-âge comme terme de musique, pour désigner un temps de silence. C’est devenu ensuite une suspension momentanée d’une activité ou d’un discours, avant de prendre le sens actuel d’arrêt, de suspension ou de cessation d’une activité.

Le terme « pose » est apparu deux siècles plus tard pour désigner l’action de poser, de mettre en place ; ce mot est utilisé au xviiie siècle pour la « pose » que prend le modèle d’un peintre et un siècle plus tard en photographie. Si la « pause » était musicale avant d’être commune, la « pose » est commune avant de devenir picturale !

En fait, à l’origine, en ancien français, le mot « pose » signifiait « moment, intervalle de temps », ce qui n’est pas pour nous aider à distinguer les deux !

En effet, la confusion se trouve déjà dans l’étymologie latine : ces deux mots français viennent d’un verbe tardif « pausare » qui signifie « cesser, s’arrêter » ou, dans les textes chrétiens « reposer, gésir, être enterré ». Ce verbe a « mangé » les sens du verbe « ponere », qui signifiait, lui « poser ». Le verbe « ponere » (poser, déposer) disparu au Moyen-âge… ou presque ! il a donné en français le verbe « pondre », soit « déposer un œuf » !

Vous êtes perdus ?

Eh bien, vous pouvez toujours prendre une petite pause durant le temps de pose de votre crème réparatrice ! Et si la poule fait une pause avant de pondre son œuf, c’est peut-être qu’elle prend la pose pour le peintre qui vient de poser ses crayons ! :-)

Vous avez dit "temps de pause"?

Sources : www.cnrtl.fr; www.projet-voltaire.fr/blog/regle-orthographe/«-pause-»-ou-«-pose-» Félix Gaffiot Le Grand Gaffiot Dictionnaire latin-français, F. Martin, Les mots latins.

Le symbole "pause" vient du site "Freepik.com" et la poule est une illustration au crayon de couleur que j'ai réalisée pour illustrer la méthode de lecture de Viviane Fontaine, Apprendre à lire.

30 avril 2016 6 30 /04 /avril /2016 22:17

La Réforme de la manière correcte d’écrire (ou comme le disaient les hellénistes : l’orthographe, des racines ortho, droit, correct et graphe, écrire)

Je ne compte plus les personnes qui me disent depuis quelque temps : « Et la réforme de l’orthographe, tu en penses quoi ? ». Des élèves (« Madame, vous écrivez comment nénuphar ? ») aux collègues (quoique… en fait… tiens, on n’en parle pas vraiment, de la réforme, entre collègues), en passant par les amis…

La langue française est complexe, c’est vrai. Marquée par son histoire. C’est également vrai. Et c’est en l’enseignant aux allophones qu’on s’en rend vraiment compte. De la prononciation à la grammaire, en passant par l’orthographe des mots, très complexe. Avec des étapes dans son histoire. Par exemple, le mot pied, que l’on écrivait au Moyen-âge pié (quelle chance !) avant que les humanistes de la Renaissance, dans le but d’anoblir leur langue alors neuve en littérature, ne s’avisassent de le relier à son étymologie latine, en lui adjoignant le d final de pedem. Oui, le latin, presque un gros mot, aujourd’hui… Modification orthographique inutile ? Ou qui prend son sens quand on rapproche ce mot de ses compagnons plus « savants », restés plus proches du latin : pedestre, pédicure.

Et ce « jeu des mille et une familles » de mots, les élèves l’adorent. Retrouver les liens entre mots de même famille (non, pas les champs lexicaux qui ont envahi le vocabulaire de nos collégiens, mais je parle bien des familles étymologiques).

Et c’est vrai qu’une ou deux années de latin me semblent ici indispensables pour comprendre le vocabulaire de notre langue ! En réformer « à la hache » l’orthographe… Oui, l’orthographe du français est plus complexe que l’italienne, plus simple à apprendre, dit-on. Mais quels schémas de pensée la langue soutient-elle ?

Il n’en reste pas moins que notre langue n’a cessé d’évoluer. Des déclinaisons latines, on est passé à deux seuls cas, le cas sujet et le cas objet, dont certaines traces persistent en français moderne : sire et seignor étaient deux cas d’un même mot, par exemple. Ou encore, plus près de nous, certains mots, comme nos pronoms relatifs témoignent d’une déclinaison : qui, cas sujet, que, cas objet, quoi, cas objet indirect. Pardon pour ces gros mots au regard des nouveaux programmes du collège français.

Le futur existait en latin, puis a disparu ; on disait « j’ai (à) faire », par exemple, on utilisait le verbe avoir au présent comme auxiliaire d’un autre verbe pour exprimer le futur. Puis, au cours du Moyen-Age, le temps futur est apparu. Aujourd’hui, je constate une difficulté orale et écrite chez mes élèves à utiliser le futur. Il est remplacé par un futur proche : « tu vas venir demain chez Untel ? » « il va faire cela ». Le verbe aller est auxiliaire du verbe exprimé. Visiblement, c’est devenu difficile de « penser » un futur réel, ou de se placer dans le futur.

Mais trêve de science, revenons à la réforme de l’orthographe.

Elle ne va pas assez loin. Qu’attend-on pour supprimer tous ces signes aussi bizarres qu’inutiles en français ! Tiens ! le « ç », en voilà une source de fautes ! D’ailleurs, à force de taper sur les doigts des élèves et de leur faire écrire des phrases de Bled, c’est bien connu qu’ils en viennent à écrire « çeçi et çela ». Remplaçons donc tous les « ç » par « ss » : Franssois, Sa m’énerve, le garsson, le calesson, la lesson, sui-là, ressu.

Mais, là, certains pinailleront, j’en suis certaine : « ressu », on va finir par le prononcer par erreur « raissu ». Donc, ne faudrait-il pas écrire « Il a reu-ssu une lettre » ? car « eu », pas de doute, ça fait « eu ». Cependant, « reussu », en bons lecteurs globaux que nous sommes, même à notre corps défendant, cela fait penser à « réussir », non ? puisqu’on ne lit jamais la fin des mots, paraît-il. Alors, comment distinguer « il a reussu une lettre » et « il a reussi son examen » - oui, sans accent, d’abord, c’est nul les accents, et ensuite, pas adapté aux claviers des Smartphones, donc mettons-nous au diapason des machines, svp. Alors ? Eh, bien, par le sens, tout simplement. Examen ≠ lettre, donc, on comprend. CQFD.

Bon, OK, mais qu’en est-il de la bonne vieille règle : poison/ poisson, cousin/coussin ? Banalisons ! Mettons un seul « s » partout. Après tout, en lisant la phrase, on comprendra bien, grâce au contexte, que le « poison » dans le bocal c’est soit une figure de style, soit un animal marin à branchies ! Et comme me l’avait expliqué un formateur à l’IUFM, les dictionnaires sont inutiles en classe et les mots se comprennent grâce au contexte, je ne vois pas de problème !

Pour finir, si quelqu’un peut m’expliquer comment mettre les traits d’union et les apostrophes facilement et rapidement avec un clavier Samsung… ou comment leur écrire pour leur faire savoir que la langue française a besoin d’apostrophes et de traits d’union, merci.

PS: une petite anecdote : mon temps préféré de la langue française est le futur antérieur. J’ignore s’il est beaucoup utilisé dans le langage de tous les jours ou dans la presse, mais l’idée de se placer tellement loin dans un futur dont on est sûr qu’il se réalisera au point de lui inventer un passé m’a toujours émue (« quand toute cette histoire sera terminée et qu’on ira boire un café pour en discuter »)

8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 08:00
Photo B. Gandois
Photo B. Gandois

Voyageurs du matin, gris de brouillard, de nuit

Dont l’ombre des visages peu à peu s’estompe,

Rivés au quai, regard fixé sur leur écran,

Sur l’horizon parfois, devant les trains qui filent

Bruyamment en laissant des tourbillons de vent,

Et, tout là-bas, derrière eux, derrière la gare,

Tout là-bas, le jour qui se lève doucement.

Published by Bénédicte Gandois
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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 12:02

Depuis peu, j’ai un oreiller à mémoire. Un oreiller à mémoire de forme, pour être exact.

Il paraît que cela garantit une meilleure qualité de sommeil.

Mais, chaque soir, quand je pose ma tête dessus, je m’interroge.

Cet oreiller magique est-il donc capable de mémoriser toutes les positions de ma tête dessus durant la nuit, comme autant de creux, et sur ses deux faces, encore, puisqu’il m’arrive encore de retourner mon oreiller en dormant, dans une recherche de confort… ? Mais à quoi cela servira-t-il ? Il se transformera en océan bosselé d’ici le matin ! Si seulement, au cœur de la nuit, je trouvais la forme parfaite, la position parfaite toujours rêvée et enfin trouvée uniquement au moment où sonne le réveil, et s’il pouvait la retenir, juste celle-ci et me la rendre le lendemain soir, ah, oui, ce serait bien ! Mais après plusieurs nuits, j’en doute quand même.

Alors, que mémorise-t-il ? Est-ce un oreiller qui enregistre les rêves, prêt à les retransmettre le soir venu, pour permettre de reprendre le rêve froidement interrompu par le réveil ? Dans ce cas, où est le bouton « sélection » des rêves à enregistrer et de ceux à ne surtout, surtout pas enregistrer ? Argl ! Pas de bouton, l’oreiller enregistre tout ! Et s’il me rend ce soir le cauchemar de cette nuit, comment ferai-je pour m’endormir ? Belle insomnie en perspective !

Impossible, c’est écrit sur le carton d’emballage : « cet oreiller garantit un sommeil parfait », cela n’arrivera donc pas ! Mais j’irai quand même prudemment pour poser ma tête dessus : attention, on pooose… non ! alerte, alerte, cauchemar, redressement immédiat ! non, ça n’est pas ça.

Bon, alors, un oreiller à mémoire de beaux rêves, uniquement, pour garantir un « sommeil parfait ». Ah oui, il est aussi écrit « un sommeil réparateur ».

Ca y est, j’ai saisi : c’est un oreiller à mémoire de forme, mais bien sûr ! L’oreiller qui vous remet en forme ! Il retient peut-être tous les moments où tels Superman, nous volons, tout-puissants, dans nos rêves et nous donne cette force au réveil. Ou bien, il fait tout simplement en sorte que nous soyons en forme le lendemain matin… bon, ok pour la forme, mais la mémoire, là-dedans ?

Bon, allez, on retente l’expérience ce soir !

Published by Bénédicte Gandois
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3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 16:23

Devinettes pour l’été !

Mon fils aîné (bientôt 5 ans) et moi nous amusons souvent à inventer des devinettes. Et il a une imagination débordante, par rapport à l’écrivain que je suis !

– Quel est l’animal qui est vert, rose, rouge, bleu ? dit-il.

Moi : – Euh… Un oiseau ? Un perroquet ?

– Oui, gagné ! Mais en fait, c’est trois perroquets : un rose, un vert et un rouge.

Un peu plus tard :

– Quel animal est tout noir, en Amérique du Nord ?

– Un ours ? un grizzli ? non… Un caribou ? non… Euh… Je ne sais pas, moi, ça ne peut pas être une panthère noire, quand même !

– Si ! une panthère noire qui a déménagé en Amérique du Nord.

Vous auriez deviné, vous ?

J

Bonnes vacances à vous !

27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 06:12

Jeune maman d’un enfant qui a commencé l’école l’an passé, je retrouve à la sortie de l’école l’ambiance des fins de journées de mon enfance. Les mamans, les bébés, les enfants qui vont à la garderie et ceux qui ont la chance de jouer ensemble quelques minutes de plus pendant que les parents discutent. Ces cinq minutes avec les copains sur le trottoir, comme cinq minutes de plaisir volées…

En voyant toutes ces mamans, j’ai envie de leur poser mille questions, comment organiser un anniversaire, comment faire entre le boulot, les enfants, à quelle heure les faire manger, etc. J’ai l’impression de voir des mères professionnelles, des mères de famille normales qui n’ont ni doutes ni questions, qui savent tout ce qu’il y a à savoir sur les enfants, les rythmes et l’école. Et je me rends compte que ces mamans sont comme moi : de jeunes mamans qui apprennent chaque jour de leurs enfants. (Comme le dit le proverbe : « avant j’avais des principes, maintenant, j’ai des enfants ! » et avec un enfant, ça change chaque jour, à peine on trouve un équilibre qu’il bascule déjà – l’équilibre, pas l’enfant, quoique !)

Je repense alors à l’époque où j’allais moi-même à l’école primaire et où toutes ces mamans me semblaient « mamans » de la manière la plus évidente qui fût. Je vois soudain qu’elles non plus n’étaient pas les « mères professionnelles » que je croyais alors, qui menaient leur vie sans le moindre doute. Et que nous aussi, les jeunes mamans de la génération suivante, nous représentons sans doute aussi des mamans dépourvues de doute, des mamans parfaites, qui maîtrisent entièrement le temps et leur vie, qui savent toujours tout et tout ce qu’il faut faire au moment opportun.

Et vous? Pour celles / ceux qui sont parents, comment vivez-vous cela?

20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 07:00

Inventer un roman qui se passe dans un pays imaginaire… Est-ce encore possible aujourd’hui ? J’ai lu le mois dernier un roman qui y parvenait avec une certaine maîtrise.

Mais quand je repense à mes lectures de petite fille et d’adolescente, de la Syldavie de Hergé à d’autres contrées de livres pour jeunesse… et que je mesure cela avec mes projets actuels d’écriture.

Est-ce moi qui a vieilli ou est-ce que le monde a bien changé ?

Il me semble qu’il est quasiment impossible, ou plus difficile, aujourd’hui, d’inventer un pays qui n’existerait pas (un pays en –stan par exemple) et qui serait crédible, je veux dire, où l’histoire n’en serait pas moins crédible aux yeux du lecteur. Du fait de la mondialisation, peut-être, des réseaux sociaux etc. – ou peut-être pas, il me semble que ce genre de fiction perdrait beaucoup de réalité.

Mais je me trompe peut-être. Qu’en pensez-vous ? Avez-vous des expériences de lecture ou d’écriture dans ce domaine ? Quelle a été la réaction des lecteurs ?

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  • : Le blog de Bénédicte Gandois, écrivain
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  • : Blog personnel de Bénédicte Gandois, écrivain, musicienne, musicologue, professeur. Auteur de nouvelles, poèmes, romans; amoureuse d'histoire, de musique, et désireuse de transmettre une culture qu'elle a eu la chance d'étudier. Lauréate de plusieurs prix. Présente à plusieurs salons du livre; ateliers en milieu scolaire.
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