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Bénédicte Gandois

Bénédicte Gandois

Entre écriture et musique...

"Sur les Rives du Simoïs"... Vu par ses lecteurs

"Sur les Rives du Simoïs"... Vu par ses lecteurs

Je suis très heureuse de voir que mon recueil, composé dans l'intimité, de ces héros qui me hantent souvent, quand je vibre en lisant l'Enéide ou en écoutant tel ou tel opéra, comme les Troyens de Berlioz, a pu toucher ses lecteurs.

Votre regard sur les personnages, les poèmes, est parfois différent du mien, et tant mieux! car c'est ainsi que vit une oeuvre! 

Vos commentaires me touchent beaucoup... et me donnent réellement des ailes pour préparer mes prochaines publications: deux livres pour la jeunesse et un nouveau recueil poétique...

Petit florilège...

« Sur les rives du Simoïs : une excellente façon de se familiariser et comprendre tous ces personnages qui ont bercé nos années de collège. Le théâtre m’a permis de mieux connaître certains. Bénédicte nous porte dans des légendes, des batailles, des histoires d’amour appartenant aux dieux et aux semi-humains avec une telle légèreté. Prose poétique musicale ajouterais-je. Et toujours d’actualité en 2019. »

S.-M., cinéaste

"J’ai commencé ton livre, j’aime beaucoup - c’est un retour à l’antique et aux sentiments, valeurs profondes et émotions des temps anciens.

Un vrai délice pour le lecteur, loin des « space opéra » ou des « thrillers » par trop modernes et trop uniformes.

Bravo pour ce livre qui redonne vie à des personnages toujours en quête des valeurs humaines.

Joie de créer pour toi en ces moments féconds !" S.B, musicien, poète

"J'ai beaucoup aimé ton livre, tes textes sont très romantiques et me rappellent les auteurs grecs. Ma préférence va au poème d'Echo et aussi Andromaque." J.M., peintre

Voici l'avant-propos du livre, qui en présente les personnages... Pour un petit aperçu!

Avant-propos

 

Le poème Esther, qui ouvre ce recueil, a une genèse particulière.Les trois fragments qui le composent ont été écrits en 2003 à la demande du musicien et musicologue franco-colombien Rondy Torres Lopez, qui fit redécouvrir au public, d’abord sous forme de fragments, le premier opéra colombien, Ester, de Ponce de Leon (1875). L’œuvre suit de très près la tragédie de Racine, dont j’avais essayé de garder le rythme et l’esprit. Ces poèmes furent récités lors de la première, en mars 2003 dans les murs de la Sorbonne, par la comédienne Dalila Zéhar.

La pièce prend sa source dans la Bible. Esther est l’épouse du roi Assuérus dont le ministre Haman veut exterminer tous les Juifs du Royaume. Poussée par son cousin Mardochée, elle révèle courageusement au Roi le projet d’Haman, lui avoue qu’elle est juive, et obtient le salut de son peuple.

J’étais alors étudiante à l’Université et l’un de mes professeurs, touché par la couleur du poème, m’a encouragée à en écrire d’autres et composer un recueil. Eprise depuis toujours de littérature et de musique, je n’ai eu aucune difficulté à prêter ma plume et ma voix aux héros antiques, avec l’envie de les faire revivre, l’espace d’un monologue ou d’un dialogue.

Echoest une héroïne des Métamorphosesd’Ovide. Punie par Junon pour l’avoir empêchée de découvrir les infidélités de son mari, sa voix devient l’écho de celle des autres. Elle tombe alors amoureuse de Narcisse, qui est incapable d’aimer quelqu’un et n’aimera que lui-même.

Cassandre, Andromaque et Diomedes, sont des héros de la Guerre de Troie. La première, fille du roi troyen Priam, a reçu du dieu Apollon le don de prophétie : elle peut ainsi lire l’avenir. Mais comme elle repousse ses avances, Apollon fait en sorte que personne ne croie ses paroles ; son don est donc vain. Aussi, quand elle annonce à ses compatriotes que l’immense cheval de bois laissé sur la plage est un piège, nul ne la croit. Elle assiste alors au massacre des siens et est épargnée par le grand roi des Grecs Agamemnon, qui l’emmène comme captive. Dans L’Enéidedu poète latin Virgile, Cassandre est fiancée à Chorèbe au moment de la guerre de Troie ; courageuse et décidée, cette amante passionnée est aussi l’héroïne des Troyensde Berlioz.

Andromaqueest l’épouse du prince Hector, fils de Priam et défenseur de Troie. Lors de la prise de la ville, elle est emmenée comme captive par Pyrrhus (aussi appelé Néoptolème), fils d’Achille. Après la mort de celui-ci, elle devient l’épouse d’Helenos, l’un des seuls fils de Priam qui ait survécu à la guerre. Il possédait, dit-on, le don de prophétie et devient roi de Chaonie, au nord de la Grèce.

Diomède, enfin, combat à Troie du côté de l’armée grecque. Audacieux et intrépide, il blesse plusieurs héros et s’en prend même à la déesse Aphrodite lorsqu’elle essaye de protéger son fils, le Troyen Enée. De retour chez lui après la guerre, il découvre que sa femme Ægialé lui a été infidèle. Désespéré, il repart sur la mer et erre jusqu’en Italie où il fonde plusieurs villes. Lorsqu’Enée arrive à son tour en Italie où ses descendants fonderont Rome, Diomède tient un discours de paix et refuse de se rallier aux peuples qui veulent combattre les Troyens rescapés et leur chef Enée.

Arianes’inspire d’un mythe différent. Dans des temps très anciens où la Crète était dirigée par le roi Minos, la reine Pasiphaé eut un enfant d’un taureau, le Minotaure, monstre mi-homme mi-taureau que le roi enferma dans le labyrinthe construit par son architecte Dédale, père d’Icare. En ce temps-là, après un conflit entre les deux peuples, Athènes devait envoyer à Minos chaque année sept jeunes hommes et sept jeunes filles destinés à nourrir le monstre. Parmi eux vint un jour Thésée, fils du roi d’Athènes Egée, bien décidé à en finir avec le monstre. Le roi Minos avait deux filles, Phèdre et Ariane, qui tomba amoureuse de Thésée. Elle l’aida à sortir du labyrinthe – grâce au fameux « fil d’Ariane » – contre sa promesse de l’emmener à Athènes et de l’épouser. Thésée repartit avec Ariane… et sa sœur Phèdre, dont il s’éprit. Les nouveaux amants abandonnèrent Ariane sur l’île déserte de Naxos. C’est là que, dit-on, le dieu Dionysos la rencontra. Il l’épousa et la rendit immortelle.

Riches de mes émotions de lectrice et de mes émotions musicales, ces poèmes doivent, pêle-mêle, à Homère, Virgile, Ovide, Racine, Berlioz, Baudelaire et Massenet. Les vers latins notés au début de « Diomède » résultent d’une tentative d’écriture, il y a longtemps, d’un poème en hexamètres latins. Imprégnée de culture et de philosophie antique, je me devais, peut-être, d’écrire des ekphraseis, descriptions d’œuvres d’art, à la manière des poètes grecs qui ressentaient le besoin d’exprimer, par leur art, les émotions ressenties devant les plus belles œuvres. Et si ces poèmes vous donnent envie d’en savoir davantage sur ces héros et ces mythes, ils auront atteint leur but.

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