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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 12:18

Pour le vernissage de l'exposition des tableaux de Suzanne Crausaz, décédée à l'automne dernier, j'ai fait appel au service traiteur de L'indice-pensable.

En téléphonant, je pensais en termes d'organisation, de prix (combien par personne...?) etc. J'ai été étonnée et ravie d'entendre mon interlocutrice, Eveline Sautaux me demander comme premières questions: "avant tout, comment était Suzanne Crausaz? Qu'est-ce qu'elle aimait? Est-ce qu'elle aimait cuisiner? Comment voyez-vous cela?"

L'indice-pensable, au-delà du culinaire propose de l'humain de l'artistique et la création de beaux événements. J'ai trouvé cela super et suis impatiente de voir samedi prochain le résultat!

Je vous raconterai :-)

En attendant, je vous invite à consulter leur site Internet, une mine d'idées et de talents en soi!

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Published by Bénédicte Gandois
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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 11:17

L'autre jour, en traversant, très pressée, la gare de Lausanne, je me suis arrêtée soudain, malgré moi, en regardant une jeune femme armée d'un vaporisateur et d'un chiffon, qui nettoyait méticuleusement le marbre des parois qui bordent les passages en pente et les murs de la gare. Elle mettait tant de soin, tant d'amour pour faire briller cette paroi, avec tellement de calme, à côté de cette foule qui passait à pas pressés, à côté de son seau et de ses affaires; affairée sur dix centimètres de marbre, cela m'aurait donné le vertige en pensant à la quantité de centimètres à nettoyer régulièrement dans une gare de cette importance.

Sous mon regard étonné, elle s'est retournée. J'ai bredouillé: "Je... c'est juste que... vous avez l'air de prendre tellement soin de cette gare!"

Elle s'est redressée complètement et m'a répondu en souriant:

"Je prends soin de 52 gares, Madame."

Et, à n'en pas douter, "ces" gares romandes étaient vraiment "ses" gares.

Je l'ai remerciée, et je suis repartie quelques instants après, et en courant pour avoir mon train, mais avec une détermination grandie, de passer une bonne journée et d'être à mon tour efficace dans mon travail.

Je dis "efficace"... je ne me réfère pas à cette sur-sur-productivité que certains employeurs demandent ou ce stress permanent - la sensation de n'avoir pas le droit à l'erreur ni à un jour de maladie sans quoi on serait catalogué "inefficace" ou autre...

Non, complètement différent. J'aime mon métier, j'aime aider mes élèves... Mais ce matin-là, j'ai eu soudain la vision d'un monde idéal où chacun à son poste saurait qu'il contribue à la survie et au développement de son groupe, de sa société... J'ai ressenti ma motivation première d'enseignante et retrouvé l'envie originelle d'aider mes élèves à s'épanouir et à devenir des adultes meilleurs peut-être que nous le sommes, en tous cas, capables de faire face au défi de la société qui sera la leur.

J'ai parfois très envie de m'énerver, j'ai des collègues pénibles, des élèves aux comportements divers et variés... des envies régulières de tout laisser tomber ou de partir sur une île déserte... Mais il y a aussi ces moments magiques qui nous confirment dans ce qui est, en fin de compte, juste et positif et qui nous poussent à aller de l'avant et à construire encore quelques pierres en y croyant. En sentant qu'on est là et qu'on a un rôle à jouer. Et le faire.

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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 08:00

La dérive des continents

A la naissance de notre deuxième enfant, il a fallu se rendre à l’évidence : il nous fallait changer de voiture. Il faut dire qu’on se balade généralement avec tout le stand pour les salons du livre en plus des sièges enfant, dans la voiture, et même si l’on prévoit de ne pas prendre d’étagères de présentation ni de plante en pot ou de fauteuils pour les visiteurs, ça remplit quand même assez bien son coffre.

J’ai donc découvert à cette occasion qu’il existe maintenant des voitures qui se parquent toutes seules, qui roulent toutes seules… et qui ont un écran DVD intégré derrière les sièges des parents… C’était tentant, car, des trajets en voiture, on en fait pas mal. Mais je n’ai pas choisi l’option DVD. J’ai le souvenir des jeux à grand renforts d’imagination dans la voiture familiale qu’on transformait au gré des voyages en caravane ou place de jeu (ou de disputes) et des chansons en famille ou des « oh ! les enfants, regardez ça !!! » très exclamatifs de ma Maman quand, sans doute, on commençait à devenir trop énervés.

Quant aux autres options… On n’a pas résisté.

On a pris un toit panoramique.

Et ça a été magique. D’abord, pour le bébé curieux qui râle dans son siège dos à la route et ne voit pas grand-chose. Là, je lui disais de regarder les arbres (il adore les arbres). Bon, d’accord, sur l’autoroute, il n’y en a pas tellement, mais dans les villes, ça a marché un temps.

Et puis maintenant qu’il neige, bourrasque et glace, dans notre région mi-Jura, mi-Léman, c’est génial.

J’étudie la dérive des continents avec mon fils.

Quand on roule, les petites plaques de givre se détachent, voyagent, se rattrapent et se fractionnent de nouveau. Alors, on a l’Angleterre qui se détache de l’Europe et rejoint l’Amérique du Sud, pays des jaguars … Et puis l’Antartique qui rejoint le Pôle Nord et les pingouins rencontrent leurs copains les manchots. Et tout ça forme parfois le gros, gros continent où vivaient les dinosaures, il y a très longtemps.

Un jour, il faudra que je lui explique aussi la magie du flocon de neige…

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 08:00

La prochaine exposition me touche tout particulièrement:

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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 08:00

Ci-dessous, le poème de Sébastien Greffier "à l'égard des Carnets de TGV" qui m'a beaucoup touchée lors de notre rencontre en octobre dernier. Merci à lui!

A l 'égard des Carnets de TGV


Puisqu'on s'y égare en gare
Et que Bénédicte fait errer un fin regard
Elle, qui dit bien les phrases
Et donne les mots pour traces


Elle joue à lire le rail
A écrire en suivant la ligne
A révéler une part d'entrailles
Un chemin de faire mis à portée avec ou sans consigne


Plutôt que VéGéTer en prenant le T GV
Elle nous offre des musiques et des couleurs polychromes
D'un matin d'hiver, d'un soir d'été
Petites pièces de Monet offertes à quelques mômes


Elle peint des trains qui succèdent aux étreintes
Des ter qui s'arrêtent à quai
Des lumières qui s'allument, des journées presque éteintes
Une terre qui disparaît ou qui réapparaît


Carnets de TGV car nés en train de grande vitesse
Bénédicte y suspend pourtant un moment le temps qui passe
Nous montre que l'on peut être grand, même en petitesse
Merci à elle pour ce temps de passage dans la classe.


Sébastien Greffier

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 08:00

J’ai grandi dans une famille particulière, qui accordait une réelle valeur à la culture, aux arts et à l’excellence. Entre un père issu d’une famille d’artistes et une mère d’un milieu plus modeste mais où le désir d’instruction et la confiance dans l’étude et le savoir étaient grands. Ma grand-mère ne m’avait-elle pas demandé un jour de lui apprendre le latin, matière exotique que je découvrais à l’école et qu’elle n’avait pu étudier, en un temps où seuls les garçons découvraient les joies des discours de Cicéron et des guerres de César tandis que les filles se dirigeaient vers l’école ménagère?

De fait, beaucoup de repas chez nous se terminaient dans l’encyclopédie du salon. Quelqu’un disait quelque chose, posait une question, une autre personne, immanquablement, ne partageait pas son opinion ou avait une autre réponse et, tout aussi immanquablement, l’un de la tribu disait « je vais regarder dans l’encyclopédie / le dictionnaire (selon) » et là, ma mère intervenait : « Ah ! non ! ça ne va pas recommencer ! Vous verrez ça après, pas maintenant ! » mais la curiosité étant un vilain défaut, on réussissait quand même parfois à se jeter sur les livres.

Je me sentais un peu extraterrestre, au milieu de mes camarades. Puis un jour est arrivée L***. Une artiste et plus tard fan de musées (si, si, ça existe). Famille d’amoureux des Belles Lettres, comme on disait au temps de mes professeurs d’université (ça date). Chez elle, les repas se terminaient immanquablement par la phrase « le dictionnaire est sous l’escalier ! » ponctuant des débats passionnés avec son père, avec qui elle inventa, du reste, à quatre mains, une histoire du Petit Chaperon rouge qui changeait chaque soir. Cela m’avait toujours touchée.

Maintenant, avec mon fils à l’âge des questions, les repas ressemblent à : « Mais, chérie, tu fais quoi ? » « Je prends ton iPhone/ mon Samsung/ mon Blackberry/ sa tablette » pour répondre aux questions aussi amusantes qu’intelligentes. Amusantes, oui, mais, je suis de la génération de « C’est pas sorcier », et toute question a besoin d’une réponse, simple, mais vraie.

Je me demande comment fera mon fils quand il aura mon âge…

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 08:00

Nostalgeek ?

L’autre jour, j’ai repensé, je ne sais pas pourquoi, au jour où l’on a eu un magnétoscope à la maison. Et cela m’a rendue nostalgique. Nostalgique d’une époque où l’on devait faire l’effort de rechercher des informations et ce, dans tous les domaines. Le jour où l’on a eu un ordinateur en couleur… Et l’époque des Cdrom ! Encarta, pour nous aider à faire nos exposés, un Cdrom sur le violon, et pour les jeux, les premières consoles…

Nous vivions alors dans une petite ville du Val-de-Marne et, quand je me suis lancée dans mes études musicales, j’ai parfois eu besoin pour rédiger une dissertation ou autre, d’écouter pas mal de CD des œuvres mentionnées en cours par mes professeurs. Et le personnel de la médiathèque toute neuve de ma petite ville m’a gentiment, à plusieurs reprises, prêté un nombre de disques dépassant largement le total autorisé, par désir de m’aider dans mes études et de m’encourager. Je leur en suis reconnaissante, car cela m’avait alors, effectivement, été d’une grande aide.

Entre cinq et dix ans plus tard, c’est à donner le vertige : pour écouter quelque chose, il suffit de laisser ses doigts se promener sur l’écran de son smartphone et de se promener sur YouTube, par exemple. Et me re-voilà nostalgique…

Je vieillis, sans doute ; Je me sens nostalgique d’une époque, pourtant si proche, où le temps me semblait passer moins vite, ou plutôt, avec moins de frénésie. Quand je regarde mes jeunes fils qui sont entre TV, DVD et radio (si, si, ça existe encore), tablette et téléphone (ah ! les vidéos des enfants qui jouent quand ils ne tiennent plus lors des longs voyages ! miraculeux !), ordinateur… cela me rend songeuse. Ces technologies qui changent, toujours plus vite, année après année (fermez un instant les yeux et pensez au téléphone portable que vous aviez il y a cinq ans ? dix ans ?) et nous mettent le monde à portée de main… Quelle génération formeront-elles, demain ?

Il m’arrive régulièrement de sortir mon Natel de ma poche pour répondre aux questions de mon fils (oui, il est à l’âge des « pourquoi ? » incessants, vous voyez ?) : « Et il habite où, le lion ? » (ça, je sais, merci) ; « et le tigre » ? (ça aussi) ; « et le léopard ? »… Alors, là, il me prend au dépourvu. Le léopard ?? Mais je n’en ai aucune idée ! Merci Google !

Et je m’interroge aussi sur la culture cinématographique (et produits dérivés) qui assaille nos trop jeunes enfants. Quand on (n’)a le choix (qu’)entre un cartable Flash McQueen et un cartable Hello Kitty… je repense à la « non-culture » dans laquelle il me semblait vivre à son âge. La télé, en noir et blanc, encore, et Disney le samedi soir, avec Winnie l’Ourson, quelques dessins animés et Zorro (en noir et blanc, je rappelle) uniquement-pour-les-plus-grands. C’est vrai que là, je me sens franchement dinosaure.

Ca tombe bien, les dinosaures, c’est la passion de mon fils et de ses copains d’école.

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 08:00

L’année nouvelle commence avec son lot de bonnes résolutions, prises par enthousiasme par certains, avec le plus grand mépris par ceux qui savent qu’elles ne dureront pas et ne manquent pas de le dire…

De mon côté, je me sens comme les enfants. Toujours un peu décalée. Parce que, comme eux, j’ai deux occasions de prendre de bonnes résolutions. Deux moments de nouveauté, de vœux, de promesses, d’envies de « mieux ». L’année, depuis mon entrée à l’école, n’a quasiment jamais cessé de commencer au premier septembre, à la rentrée des classes. Cela maintient jeune, direz-vous… Ou peut-être vous sentirez-vous partagé entre l’étonnement et le mépris pour ces enseignants qui n’ont (quasiment) jamais quitté l’école – enfin, évidemment, faut pas exagérer, hein. Mais je me souviens, lors de ma première année d’enseignement, avoir eu un petit choc en entendant un matin la sonnerie qui achevait la pause café-photocopies-vérification « ai-je bien tout pris, rien oublié » avant de s’acheminer vers les classes, de l’autre côté de la cour… D’un seul coup ramenée à mon enfance, j’avais soudain repensé à ce temps très lointain, mes premières années d’école, pas plus, où un élève était chargé d’actionner la cloche, une vraie cloche, alors, muée quelques années plus tard en sonnerie électrique, et à tous les arpèges de do ou de fa un peu faux qui ont jalonné mes années d’école, du style do, do, sol, mi, do… (les points de suspension font partie de l’arpège en question) ou façon SNCF il y a dix ans, do, mi, sol, do, domisoldo ! (là encore, le point d’exclamation fait aussi partie de l’arpège).

Avec quelques subtilités…J’ai aussi connu des après-midi où la sonnerie sonnait pour d’autres classes et nous faisait bondir sur notre chaise avant de retomber – ah non… ce n’est pas pour nous ! sous le regard mi-amusé, mi-courroucé du professeur, qui mettait toute son énergie à nous expliquer les relations diplomatiques entre Est et Ouest ou les déclinaisons allemandes.

Et puis, après, il y eut l’Université… Ahhh ! Enfin délivrée de cette pulsation de la journée, la fin des cours ne dépendant que de la montre du professeur… et de son aptitude à terminer son cours à temps. Et les courses effrénées dans les couloirs de la Sorbonne, puisque à 9h pile on devait à la fois sortir d’un cours et en même temps se trouver dans un autre amphi, souvent assez distant… J’étais devenue assez habile dans ce type de calcul : en prenant l’ascenseur jusqu’au deuxième, et en traversant l’UFR d’Histoire, on peut arriver par un couloir au 4e étage de l’autre aile et en redescendant par un escalier de service, on arrive en 3mn chrono au grand amphi, vous voyez le genre ? Mais c’était sympa, au moins, on ne pouvait pas dire que ces pauvres littéraires, pour certains anciens khâgneux, ne faisaient pas de sport ! Mens sana in corpore sano, ça, on pouvait le traduire, et en plus on le mettait en pratique tous les jours !

Bref, quand l’heure d’enseigner sonna, je me souviens avoir longtemps résisté à cette ponctuation mécanique et extérieure de mes heures de travail, de mes heures de vie. « Mais ! je ne vais pas faire toute ma vie selon le rythme d’une sonnerie d’école ! » m’étais-je un jour écriée à une collègue qui m’avait alors regardée les yeux vides d’incompréhension, comme si je tombais de Saturne.

J’ai bien dû m’y faire. J’ai gardé un agenda de septembre à septembre, et je continue de prendre mes bonnes résolutions deux fois par an… Et pourquoi se priver ? Chaque jour, chaque heure qui passe pourraient être de nouveaux départs…

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 14:30

Samedi 24 et 31 janvier, je dirigerai l'Espérance d'Oulens en première partie d'une représentation théâtrale...

Article paru cette semaine dans l'Echo du Gros de Vaud

Article paru cette semaine dans l'Echo du Gros de Vaud

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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 11:24

La Galerie et les Editions de la Maison Rose vous proposent un petit marché de Noël dans lequel vous pourrez retrouver mes livres (et mes mugs :-)  ), parmi les créations d'une dizaine d'artistes: les sculpteurs Sara.H et  DelaPérouze, la créatrice Sylvia Mathey (bijoux, déco...), les peintres Ekin O'Rev et Elenn B., l'écrivain Bernard F. Crausaz, et les créations culinaires de l'Indice-pensable!

 

Tout cela dans une ambiance conviviale!

 

affiche-marche-noel-2014.JPG

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  • : Le blog de Bénédicte Gandois, écrivain
  • Le blog de Bénédicte Gandois, écrivain
  • : Blog personnel de Bénédicte Gandois, écrivain, musicienne, musicologue, professeur. Auteur de nouvelles, poèmes, romans; amoureuse d'histoire, de musique, et désireuse de transmettre une culture qu'elle a eu la chance d'étudier. Lauréate de plusieurs prix. Présente à plusieurs salons du livre; ateliers en milieu scolaire.
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